Cerise sur le gâteau : en toute innocence, juste avec ma volonté propre et par deux reprises, j'ai adressé, en 1996, quelques textes à Henry Troyat de l'Académie Française dont les biographies de Maupassant, Balzac, Zola m'ont séduites. Voici son commentaire pour le manuscrit qui deviendra L'ESCROC DES SENTIMENTS.
Henry TROYAT de l'Académie Française
Bonjour à vous.
Je viens de m'arrêter le temps d'une pause détente sur votre site. J'y ai lu votre nouvelle et je l'ai apprécié. Avez-vous déjà été édité? Si oui pourriez-vous me renseigner sur les parutions vous concernant. Je suis une lectrice assidue et j'écris également beaucoup. J'aime lire des auteurs nouveaux. Ainsi que des auteurs inconnus qui ont parfois un réel et rare talent. c'est en ces auteurs que je trouve mes plus belles lectures. Par avance, je vous remercie. sincères salutations. Maîté BOUCQUEAU
L'ENDORMI - Avec l"endormi" est né un
style nouveau mêlant une narration tendue, mystérieuse, poétique
dans le sens baudelairien qui nous invite à ne plus quitter l'ouvrage.
L"endormi est un tourmenté qui n'a plus de passé donc plus
d'histoire, donc plus d'identité. Il n'existe pas au sens propre. Quel
avenir sans identité ? L'endormi le sait, et il ne supporte pas le
présent qu'il tente en vain de fuir en enlevant de la vie. L'endormi
est un personnage dont la psychologie est complexe et l'ingéniosité
de l'auteur est d'avoir permis une lecture à plusieurs degrés
en fonction des connaissances psychologiques du lecteur. Cet ouvrage complexe
nous fait découvrir un auteur qui a réussi une synthèse
parfaite entre la poésie de qualité, une dimension psychologique
infinie, et un style bien nouveau parfaitement adapté à l'ambiance
de l'ouvrage. Un style est né, un auteur de talent et avec... on attend
maintenant les autres ouvrages.
DDM
L'ENDORMI - Tout d'abord nous avons été totalement happés
par la reconstruction de vie de Neaj. Le style du début du roman (rythme
saccadé, phrases courtes, interrogations, questionnements...) nous
aide à nous mettre à la place de votre personnage ; votre écriture
guide le lecteur dans ces étapes de reconstructions. Nous faisons les
mêmes efforts que lui, nous partageons ses doutes, ses cheminements,
ses errances. Puis rapidement nous entrons dans le second souffle du livre.
C'est comme si la vie du personnage devenait un peu notre vie. Nous avons
beaucoup aimé également "l'épaisseur" des protagonistes
féminins. Nous parlons de l'épaisseur des personnages en faisant
référence à Queneau... C'est à dire que ces protagonistes
de votre histoire sont de réels personnages, des vrais êtres
de papier (j'aime beaucoup cette image). Une manière de dire que nous
avons aimé les portraits et les vies de ces personnages. Vous avertissez
le lecteur qu'il s'agit d'un roman noir et vous avez raison ! Les mots ont
parfois la violence des coups et la noirceur des situations rend perplexe.
Nous nous sommes demandés (aux 3/4 du roman) s'il s'agissait encore
d'un rêve, d'une vie imaginée. Puis nous nous sommes laissés
guidés, comme hypnotisés vers la fin et la chute du livre. Nous
avons beaucoup aimé votre roman. Juste une remarque si vous le permettez
: nous ne savons pas très bien si les phrases volontairement en gras
apportent un plus pour le lecteur. Et nous pensons qu'elles arrêtent
plutôt la progression de l'oeil avec un artifice dont elles n'ont pas
besoin car elles sont en général fortes, justes et bien placées
dans le texte pour créer une interrogation naturellement. Bien entendu,
cet exercice est terriblement difficile et compliqué à faire
et nous vous demandons de ne prendre ces quelques mots que comme un avis de
lecteurs attentifs !
Très cordialement.
Anne-Bénédicte & Patrick JOLY
L'ENDORMI - Lecture rapide (un WE) et pour moi c'est l'idéal. l'écriture
surprenante au départ (phrases courtes) ce n'est pas l'habitude des
romans policiers ou série noire mais j'aime bien car ce serait plus
mon style si je devais écrire. par contre j'ai mis du temps pour (la
moitié du livre environ) pour ne pas être dans "mon travail
au quotidien". pour moi il s'agit d'un psychopathe et forcément
j'avais des idées d'ordre professionnel; j'ai compris la fin après
son évasion...
Mon conjoint qui n'apprécie pas forcément ce type de lecture
(plus classique ou sciences fictions) a trouvé intéressant (lu
aussi très vite). Bon courage pour les prochains ouvrages.
Blandine Jeanningros
L'ENDORMI - Je viens de terminer votre livre. Je dirai que c'est noir,
trés noir. Cela me fait penser à Moravagine de Blaise Cendrars.
J'ajouterai que la mise en page ajoute à la sensation oppressante du
texte, bien écrit à mon sens.
Bonne continuation, Claude Guillemin écrivain http://www.pounon.com
LE FAUX IDENTIQUE & VOIX
- retour de lecture de vos deux livres. Nous les avons lus tous les deux (Patrick
et moi) et nos points de vue convergent plutôt. Nous vous livrons ci-après
nos modestes commentaires :
Bravo : Pour la très grande originalité du concept PROMAN ; nous souhaitons
vivement que ce genre littéraire fasse des émules... Pour les idées que vous
écrivez (décrivez) qui sont troublantes et fortes. Troublantes car les thèmes
sont durs (pour ne pas dire difficiles), on se croirait par moment dans les
aventures glauques, noires et sordides du Poulpe. Fortes car votre style (phrases
courtes, dialogues intégrés au textes, images décrites...) est vif, acéré
et tranchant comme une lame de fond qui se fige en nous. Pour vos textes (les
deux) qui nous ont fait penser à des scénarii de film tellement nous avons
pu visualiser les personnages. Pour la une mise en marge de certains passages
(gras, majuscule à certains mots) qui, si elle décontenance légèrement au
départ, permet de jouer avec le lecteur sur un double niveau d'écriture et
de rythme du texte. Voilà nos quelques remarques. Nous vous adressons en tous
cas nos sincères félicitations et vous remercions de nous avoir offert un
tel moment de lecture Une petite question : avez-vous soumis ces textes à
des éditeurs classiques avant les auto-éditer ?
A bientôt... Cordialement.
Anne-Bénédicte Joly Ecrivain, Doctorat en Lettres Modernes http://ab.joly.free.fr
Bonjour, cher Benoit, Merci pour le Faux Identique et VOIX. J'ai fait plus que parcourir. Il y a là une voix, un ton, un talent. Je crois que vous êtes un écrivain, j'en suis certain. Pour le site, j'admire beaucoup, car vous me dépassez de beaucoup. Pour la publication, il faut rechercher encore et encore un éditeur digne de ce nom. Le meilleur moyen peut être de le trouver est de faire un détour par les revues. Il faudrait voir à cela... Bonne chance, en tous cas, vous le méritez. Trés cordialement, Pierre. Pierre PERRIN écrivain, critique littéraire à la NRF, Lauréat du Prix du Livre Comtois 2002, Enseignant la Littérature, ex président de l'Alac. http://perrin.chassagne.free.fr
VOIX - Savoir enter dans le Monde de l'Ecriture n'est pas ouvert à tous, c'est un autre monde où va Benoit. Martine COTIN Docteur d'Etat en Sémiantique Littéraire, essayste et poétesse.
BRISURES - Le
récit se déroule comme une gamme rendue audible par des doigts experts. Chaque
lumière, chaque éclairage, chaque prise de vue viennent hausser le décor à
la manière d'un dièse ou tamiser la Rencontre comme un bémol. Dans l'entre-deux,
un style abondant d'images et de symboles rend compte d'une réalité sans cesse
évanescente.
De la sensualité jusqu'au bout des adjectifs, des regards d'Âme conjugués
par une plume musicale. De la Rengaine du vent à la Mélancolia, les saisons
s'enchaînent au diapason des cœurs à prendre, à dessiner et de ce chœur particulier
dont Benoît Deville est le porte-parole.
Vaste réflexion sur la vie, Brisures, mêle tour à tour philosophie, vécu,
poésie, le tout dans un tourbillon mélodieux. La musique du début et de la
fin se répand comme un écho de murmures dans lequel le récit a gravé ses traces
de sons indélébiles. Préface
de Anne Bénédicte Joly, Docteur en Lettres Modernes et écrivain.
CENDRES - Nous avons beaucoup aimé votre roman noir. Nous avons aimé la construction de votre roman avec la montée en intensité du drame jusqu'au dénouement final. Nous avons aimé le passage en italique (fin du chapitre 4) qui apparaît comme une parenthèse dans le texte offrant au lecteur une respiration et sans doute aussi, une première occasion de trouble.Nous retrouvons votre style, avec la forme passive, les mots forts mis en exergue et la construction des phrases. Votre forme d'écriture a trouvé pleinement sa voie et vos lecteurs. Nous sommes impatients de progresser dans l'histoire pour comprendre la quête de Fabien. Le chapitre 5, et le long monologue, est assez troublant et intriguant et le lecteur se trouve à ce moment pris dans l'engrenage de la réflexion du personnage principal. Nous avons aimé cette peinture de la famille nucléaire parfaite, Jean, Jeanine, Lise et Lucien ; la peinture des relations avec cette cuisinière et la nature des échanges maître/domestique qui semble s'être arrêté au XIXème. S'il n'y avait des incartades du présent, avec les informaticiens et autres signes de la modernité, votre livre pourrait se dérouler dans une toute autre époque et c'est précisément ce qui le rend troublant car il semble intemporel. Le chapitre 30 est superbe, à la fois de style, de construction et d'intrigue. Et enfin « Derniers mots » en guise de conclusion du récit nous offre les quelques clés manquantes pour comprendre la démarche des personnages (et de l'auteur). En résumé un grand bravo pour cette ouvre qui confirme votre talent et, surtout, votre style. Quelques remarques par ailleurs. Il y a un prénom de personnage qui apparaît deux fois (sauf erreur) dans votre livre et qui semble venir de nulle part : Julien ! Avez-vous changé Julien en Fabien dans votre écriture ou s'agit-il d'un autre personnage, mais auquel cas nous sommes un peu perdus. Par ailleurs, en terme de ponctuation, je crois qu'il ne faut pas mettre de majuscule dans les dialogues après les questions. Je reste évidemment à votre entière disposition pour échanger avec vous plus en avant si vous le souhaitez..../... Très cordialement. Anne-Bénédicte Joly ab.joly@free.fr.
BRISURES & CENDRES - ... j'ai lu tes deux romans avec intérêt, c'est à la fois trés littéraire et trés moderne, ça m'a parfois un peu dérouté, mais c'est incontestablement trés riche... Ca me parait beaucoup plus à sa place tout simplement dans une "Collec' noire" que blanche... moi, je dirais que tu mets un certain classicisme, trés littéraire finalement, au service d'un ton et d'un traitement du sujet qui ne l'est pas, c'est ce qui fait l'originalité de ton style. Serge Scotto. Ecrivain & Directeur de la Collection Over.
POUSUIVI
- En tout premier lieu, un grand bravo pour votre texte. Nous avons aimé tous
les deux, même si Patrick a probablement été plus sensible que moi sur certains
passages : le sous-titre du livre ; la poésie générale de l'ensemble et vos
propositions de faire passer le lecteur de passages poétiques et passages
plus "durs" abondamment illustrés et documentés ; le mélange entre
la fiction et l'empreinte du réel ; le mélange entre la part du récit et la
part d'imagination ; nous reconnaissons aisément votre style et ce livre porte
votre empreinte, c'est indéniable ; c'est aussi vrai avec l'apparition parfois
de mots débutant par des majuscules au milieu du texte qui renforce encore
(dans votre monde littéraire) l'importance que vous accorder aux choses nommées.
Le rythme est soutenu, les enchaînements sont vifs et vous entraînez le lecteur
au fin fond de votre histoire, à la poursuite de vos personnages. Pour paraphraser
Queneau, je dirai que vos personnages ont beaucoup d'épaisseur et que le lecteur
se laissera facilement convaincre par eux. Je pense que c'est un bon roman..
En résumé, ce livre ne laisse pas indifférent le lecteur qui se laissera happer
par l'intrigue. C'est un bon roman. Encore une fois bravo à vous et vivement
sa publication !
Très cordialement.
Anne-Bénédicte Joly - ab.joly@free.fr
POURSUIVI - ... polar au style littéraire et acéré. Françoise Truffaut éditrice.
EPARPILLES - ... j'ai trouvé ça très bon, et du premier j'ai retenu : " S'il ne reste que de la poussière, relirais-tu mes rimes sages ?" Ou "Au creux du corps" : "Il ne faut plus que je résiste à l'appel desn Sirènes. Sur ta peau pâle, je bois le Souvenir". J'ai aimé sa façon de se servir des majuscules. Avis de Marianne sur le blog des Editions Léo Scheer.
EPARPILLES - Hallucinante écriture. Seigneur ! mais que c’est magnifique. On reste sans voix. Avis de Pandora, sur le blog des Editions Léo Scheer.
LITANIE - Je viens de lire, et ensuite, vu l'heure, de parcourir "Litanie" de Benoît Deville, et je suis vraiment très surprise que personne n'ait encore réagi au style grandiose et lyrique de ce m@nuscrit plus beau que le Cantique des Cantiques ! Oui, très surprise que personne n'en parle... Magnifique. Avis de Ai-je-rêvé squr le blog des Editions Léo Scheer.
LITANIE - Bis repetita : époustouflant ! Je dirais même plus, à présent que j’ai lu "vraiment" (en essayant de ne pas éclater en sanglots comme une hystérique). Si ces "Chants" ne sont pas édités, alors je "démissionne" ou je m’appelle Armand ! Juste un mot pour dire - ce que toute femme "amoureuse" devrait peut-être savoir - je crois que la vraie source de vie et bien c’est l’Homme. A mon sens, BD confirme que pour lui l'écriture est un réel plaisir. C'est ce qui, précisément, transpire dans le style de son écriture. Tous ses mots semblent couler de source et d'un seul jet comme si rien n'était laborieux. Une impression de "facilité" à maîtriser la langue et c'est, à mon humble avis, la marque ou "la griffe" de ce que, sans doute, doit être- le don pour l'écriture. Avis de lectures de Pandora des Editions Léo Scheer.
LITANIE - Un ouvrage profond, traversant le lecteur et l’auteur, grandiose ! DDM
LITANIE - ... ce que j'ai lu de Litanie, est inimitable, implagiable, et bouleversant. C'est tout. Avis de Cousi sur les Editions Léo Scheer.
VOIX - Encore un fois, je reste sans voix, comme hypnotisée. Presque même eu un malaise. Ce sont aux "lamentations" des Chants de Child Harold ou de Manfred que je pourrais, éventuellement, comparer le souffle puissant qui se dégage de votre oeuvre. Ames trop émotives, peut-être à consommer à petites doses ? Je suis lessivée ! ... Ci dessus car je sens des relents quasiment "vétéro-testamentaires" pareils aux lamentations d'un Job sur son tas de fumier, par exemple. En tous cas, son souffle lyrique m'a littéralement "transporté", pour reprendre votre formule. Je trouve que ça vient de la tripaille. Quant à VOIX, c'est presqu'une mise à mort "en direct". A la fin, peut-être un fifrelin de paragraphe en trop pour éviter la fatigue, et encore. Souvent, il est question de la "petite musique", ici j'ai presqu'envie d'évoqsuer "La Tempête" de Beethoven. D'ailleurs, depuis hier, j'ai pu constater que je n'étais pas la seule d'avoir été touchée. Cela me rassure... Pour paraphraser Benoît Deville (126) je dirais qu’en pointant que son écriture est plus proche de « l’incantation et de l’envoûtement », c’est vous qui définissez en deux mots «la genèse » de l’approche de ma propre lecture.C’est ainsi que je songeais aux lamentations ou les louanges voluptueuses vetero-testamentaires, mais surtout à la musique quand j’évoquais les mouvements de la sonate Tempête de Beethoven, par exemple. (J’aurais bien aimer illustrer, mais je manque de liens convenables…) Beethoven, ou alors Mozart, lorsque dans « Amadeus », Fischer fait dire à Joseph II : « il y a trop de notes, mon cher Mozart !». Il me semble que c’est dans le blog de Georges que j’ai dû lire que la musique était le plus « abstrait » des arts. C’est probablement la raison pour laquelle vous avez dû ressentir que le style de Benoît Deville était moins « littéraire » qu’hypnotique et très sensuel, quand, en filigrane, il décline les quatre saisons, la vie, l’amour et la mort, sujets universels par excellence. On pourrait aussi le comparer à ces musiques qui nous enveloppent même si nous ne comprenons pas toutes les paroles. Sinon, comment comprendre, au autre exemple, l'extraordinaire engouement de la musique dite populaire, rock, rap, etc, sur des foules entières ? Avis de lectures de Pandora des Editions Léo Scheer.
VOIX - @Deville. Je suis d'ordinaire très peu sensible à la poésie contemporaine (trop marquée par Baudelaire, Mallarmé et deux ou trois autres) et à ce style de texte très lyrique, mais j'avoue que votre VOIX ne manque pas de grâce. Je ne lis quasiment plus de m@nuscrits, il y en a trop, vous pouvez remercier Pandora d'avoir clamé son admiration. Avis de lecture de Marie des Editions Léo Scheer.
LITANIE & VOIX- Comme promis, je suis donc allé lire les textes de BD (Benoît Deville). Et je dois dire que ça me fait un curieux effet. Ce type écrit comme un serpent qui s’enroule autour de vous. Les premières pages, on ne comprend absolument rien à ce qu’il veut dire, on a l’impression d’avoir affaire à un détraqué lancinant qui bave des mots sans suite. Mais si on continue, on se retrouve pris dans un sable mouvant, impossible de s’en extraire, quelque chose vous force à poursuivre, presque malgré vous. Je ne peux pas dire que j’aime ou que je n’aime pas, c’est différent. Une expérience curieuse. On est plutôt dans l’incantation et dans l’envoûtement que dans le littéraire. Il pourrait fonder une secte et donner ses textes à lire à ses adeptes. Bizarre. En tous cas, la première fois ici que j’ai le même avis sur tous les textes d’un même auteur : une sorte de fascination hypnotique, ce qu'il écrit colle, ça ne vous lâche plus une fois commencé. Une écriture-serpent. Avis de lecture de Lecteur sur écran des Editions léo Scheer.
LITANIE - @ B.Deville Je vous lis, à petites doses, mais je vous lis. Ce que j'apprécie chez vous, c'est la haute exigence, vous placez la littérature, c'est évident, très haut. Par contre, j'ai un peu de mal avec votre lyrisme débridé.. M'est d'avis que ça finit toujours par sonner faux. Toute littérature est truquée, n'est-ce pas? Littérature et lyrisme sauvage ne peuvent, me semble-t-il, faire bon ménage. Et puis, autre chose, vous dites: "je suis contre tout ce qui touche au Mystique, de quelle forme que ce soit". Je voudrais que vous m'expliquiez l'usage systématique que vous faites des Majuscules, des Allégories donc. On a ça chez Baudelaire, qui vous a influencé, vous le disiez également, comme tout le vingtième siècle ou presque, d'ailleurs. Mais chez Baudelaire, l'Allégorie a un sens bien précis, elle tend vers l'Abstraction, l'Idée, elle est véritablement mystique. Quelque chose m'échappe donc.... Avis de lecture de Yannick sur les Editions Léo Scheer.
LITANIE - VOIX - Je me joins à Pandora, et vos commentaires ne font que confirmer son "intuition" et son choix. Son coup de coeur, devrais-je dire. Avis de Véronique de Baest sur les Editions Léo Scheer.
Monstres d'Acier - Magnifique texte. moi je suis ouvrier quand je n’ai pas d’argent. On s’attache très vite à un outil, à un engin, à une machine. et j’ai rien à dire que bravo, juste parce que la forme est belle, que les phrases sont courtes, que ça sent l’huile, et qu’il y a de la limaille par terre. très belle aussi la phrase et les hors champs : "et je n’aurai plus d’argent pour nourrir ma famille, partir un peu en vacances et la confiance des miens au fond de leurs regards sera perdue.Et je te perdrai, toi aussi. "la machine est sentiment, un être mélancolique muet, à la tête de tank. et même le licenciement, n’en déplaise à Knight, je veux dire, faut bien prendre aussi congé du lecteur." Le vendredi 23 avril 2010 par auddie.
Monstres d'Acier - Contrairement à Marianne, je trouve que le texte est à sa juste longueur. Plus long, ce serait casser le rythme, me semble t-il. La chute est excellente. J’ai bien aimé ce rapport de dépendance homme/machine : je t’aime moi non plus. Quant au style, texte très bien écrit. C’est le premier que je lis de vous. M’en vais parcourir les autres ! Juline B, le vendredi 5 mars 2010.
Monstres d'Acier - J’aime beaucoup ce texte qui ose s’aventurer dans l’univers particulier de l’usine, explorant le lien complexe entre l’homme et sa machine.Peut-être y a-t-il matière si ce n’est à un roman, du moins à une nouvelle beaucoup plus longue qui travaillerait la question du rythme (un peu comme Bjork dans la B.O.F. de "Dancer in the dark"). Cependant, je ne suis pas éditrice mais une simple lectrice qui aime donner son avis sur les écrits des autres. Marianne Desroziers, le lundi 11 janvier 2010.
SPECTRAL - Arthur-Louis Cingualte, le lundi 16 août 2010 "Benoît, Je viens de commencer votre Spectral. Je m’arrête ici, en pleine lecture pour vous livrer quelques mots. Rien de très objectif forcément. Vous dîtes enfant du rock et du cinéma. Dès les premières pages de votre manuscrit je vois - et c’est à titre de compliment et courbettes princières - je sens, les premiers albums de Nick Cave (haut, très haut dans mon panthéon) et Dewaere chez Jim Thompson. Et plein d’autre choses que j’affectionne tant dans l’esthétique du poisseux, du sinistre hilare. Voilà, il est tard, mais je me suis convaincu que, peut-être, aimeriez vous ces sensations. Dans tout les cas je le dévore, votre texte. Et m’excuse de ce commentaire délié.
Journal du Délire -
Merci pour ce medley d'une époque révolue dont je discerne bien la trame, j'en
retrouve le goût comme après une dégustation de vins âpres et liquoreux, pressés
des raisins de l'indignation sur un monde changeant, en devenir, qui perdait peu
à peu sa constance et ses repères, transition qui vit grandir aujourd'hui, au
fond de ses ténèbres cet homme d'hier dissimulait au monde dans un bain de
noirceur littéraire ses vrais couleurs, teintes d'espoir, et du refus de devoir
un jour tout laisser , amoureux de l'am...ort, percé au cœur par une lame d'or,
après l'amertume la larme s'endort et s'évapore, critiquer le monde, la vie ,
s'alarmer et répudier le sort puis décider de vivre la sienne, au moins d'en
faire l'effort, même si on en fait les frais on n'en devient que plus fort.
Cynisme, réalisme, gravures d'idéalisme, des rêves parsemés dans les jardins de
l'hermétisme. Merci pour cette tranche de vie, j'ai apprécié te
lire!
Fred - http://www.myspace.com/redblade1000guerriers
LITANIE par
Georges-André
QUINIOU, le samedi 30 avril 2011.
Litanie est un texte à la fois déroutant et agaçant.
Déroutant parce qu’il est difficile, durant plusieurs chapitres, d’y trouver
des repères, difficile d’identifier quelque référent à quoi l’on puisse
s’accrocher pour produire un sens que l’on trouverait cohérent (selon nos
traditionnels critères de lecture). Il est vrai que nous n’avons pas les clefs
de ce genre nouveau que Benoît Deville appelle le « proman ». L’une de ses
premières caractéristiques serait justement pour moi l’incertitude de son
référent (à quoi renvoient ces mots, ces phrases, à quelle expérience que nous
pourrions partager ?), une sorte de référent flottant. A quoi contribue
beaucoup l’hypostasie de la plupart des sentiments ou émotions qui se voient
dotés systématiquement d’une majuscule en faisant des sortes d’entités
abstraites, un peu à la manière d’une Carte du Tendre (mais une Carte
du Tendre inversée, cynique et désespérée). Cela relève d’une forme de
Préciosité, mais ici de Préciosité noire, infernale.Agaçant parce qu’on est sans cesse partagé entre l’envie d’abandonner et la
nécessité de poursuivre la lecture ; et que cela met mal à l’aise. Car ce texte
peut paraître quelquefois trop fabriqué, donner l’impression que l’auteur en
rajoute (et il accumule en effet les signes de ponctuation expressifs, le
vocabulaire le plus cru ou violent, toutes les ressources de la typographie –
italiques, pronoms en gras -, crée un rythme par la brièveté de phrases
nominales et le recours à la parataxe, par le ton vaticinateur). Mais en même
temps on y perçoit la force d’un souffle, une puissance d’expression qui ne
peuvent pas être inauthentiques et l’on continue sa lecture tout en plaignant le
narrateur s’il exprime là vraiment le plus profond de son désespoir d’être.C’est peut-être en effet de cela qu’il s’agit : du désespoir d’être au monde,
ou plutôt d’avoir été mis au monde par cette Mère dont on n’a jamais pu
supporter d’être séparé. Autrement dit – on croit le comprendre peu à peu – il
s’agirait du déchirant traumatisme de la naissance. Un traumatisme dont le
narrateur ne s’est jamais remis et qu’il tente désespérément d’effacer par un
délire de régression intra-utérine et incestueuse. Un narrateur, donc, qui n’est
jamais devenu adulte et que caractérise parfaitement cette formule de la page 64
qui me paraît condenser l’essentiel de cette œuvre : « Et l’immature se serre
contre le ventre chaleureux ».
Mais si l’on ne veut pas rester sur cette
interprétation psycho-pathologique peut-être trop réductrice, on pourra trouver
aussi à ce roman une portée universelle, à propos de la difficulté d’être, de ce
que Pavese appelait « Le métier de vivre ».« Roman » n’est d’ailleurs peut-être pas le terme adéquat : il s’agirait
plutôt d’un (très long !) poème en prose qu’il faudrait lire à haute voix pour
en apprécier pleinement la puissance et le rythme.Dans le doute, entre adhésion et rejet, on ne peut qu’inciter les lecteurs à
y aller voir par eux-mêmes. Une seule certitude : Litanie ne laisse pas
indifférent. Dans l’ensemble de la production littéraire diffusée sur le Net, ce
n’est pas si fréquent. http://ga.quiniou.pagesperso-orange.fr
LITANIE - Nabatena Di Lumo, le vendredi 2 septembre 2011 sur la plateforme M@N
Amicalement et bien cordialement, cher Benoit Deville, Seule une ferveur aussi déployée, née d’un désespoir authentique comme votre Litanie, engageait à vous faire confaince. Et vous avez eu confiance, dans vos paroles. Les mettant à l’épreuve, en écriture, vous avez découvert, par vous-même, à quel point elles étaient absolument vraies. Si, avant de vous engager, vous demandiez une preuve, vous l’avez, vous ne pouvez plus maintenant que dire : Je suis la preuve. Vous avez fait confiance à m@n. Ceux qui ont le courage de faire confiance sont peu nombreux. À m@n, faire confiance, en gardant précieusement dans votre esprit, son Idée. Vous aviez compris que m@n avait raison. Vous vouliez être intensément la délivrance, et voici, vous n’êtes plus "prisonnier" de votre monde imaginaire. Vous êtes, réalité infinie, votre propre création. Libéré de l’irrespirable monstre qui misérablement alimentait votre torpeur. Libre des souffrances. Et la maturité, au jour levé de la sagesse, d’enlacer, tout contre, le ventre chaleureux
Nabatena Di Lumo, le vendredi 30 septembre 2011 toujours sur la plateforme M@N.
Il peut apparaître quelquefois que votre ombre écrivait sur le sable une histoire de noms propres, dont il ne reste rien qui concerne votre tête qui en appelle encore à l’écriture par le judas d’un mot, d’où giclent, un peu plus grand qu’à l’ordinaire, des sortilèges qui vous font au flanc du doute, Litanie, entre elle et Elle, un bouclier d’images. On dirait que l’hôte, en vous, se calame à la page, qu’il majuscule en plus grandes lettres parce qu’il prévoit de vous suivre jusqu’aux racines de l’inaudible, en cette magistrale cassure d’un rêve lourd à la gorge serrée qui passe si rapidement, entre vous et Elle, et que des vents forts surprennent. Il vous faut déjà survivre. Où plus rien n’est le même. Où l’arbre a mangé ses racines. Que vient-il de s’user de Litanie qui flotte en l’espace comme corbeille de mots-en-fleurs, de se perdre du gouffre à l’étoile, que vous eussiez, dans l’instant, écrit avant que le mot, capital, ne s’écoute, ne vienne à se séparer du corps, le vôtre qui ne consent plus à l’être là, non plus à aucune autre douleur. Et plus près de vous, encore, il faut apprendre tous ces riens, comme impossible est l’approche, et la main, impossible la main, enfin, qui caresse l’enfant frise de l’horizon. Et si loin de vous, encore le lieu du dire, laissé, débrouillé seul, sous le nom du baptême, le dire, beau comme une île, et vous, jouant, belles vos jambes dans l’eau, souriant et ne sachant si c’est nuit qui vient à jour, ou jour qui suit à nuit, vous, évanoui de la valeur des changes, ni bleu, ni vert, ni rouge, ni spectre lorsque vous les nommiez, ces choses de couleurs, ne les ayant jamais connues qu’en les soulignant d’un archangélique rappel. Sachant qu’il n’est pas trop tard pour éveiller les pétales des roses qui se flétrissent aux contacts douloureux de vos longs jours, hier aussi, Litanie, en vous, a ôté ses souliers... comme tombe une feuille d’automne..
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Ces avis de lecteurs avec leurs sensibilités et leurs connaissances propres sont autant d'encouragements qui me confirment que je ne me suis pas trompé et ce, malgré le peu d'intérêt porté à mes écrits par les éditeurs en place. En mon for intérieur, cette force me pousse et c'est celle de l'Ecriture ! Car elle existe au même titre que l'Oxigène dont j'ai besoin pour respirer. BD
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